Popularisé par des professeurs en psychiatrie comme le Dr. Cameron Sepah et de nombreux podcasteurs orientés "biohacking" (comme Andrew Huberman), le jeûne de dopamine (dopamine fasting) est devenu une tendance majeure de la santé mentale numérique.
Qu'est-ce que la boucle de dopamine ?
Contrairement au mythe populaire, la dopamine n'est pas "l'hormone du bonheur", c'est le neuromodulateur du désir et de l'anticipation. Elle est responsable de notre besoin de "viser" des objectifs (trouver de la nourriture hier, rafraichir notre flux Twitter aujourd'hui). Or, notre environnement moderne en délivre des doses astronomiques, sans qu'aucun effort réel ne soit fourni : jeux vidéo, pornographie, malbouffe, et réseaux sociaux.
En conséquence, nos récepteurs s'engourdissent. Il nous faut de plus en plus de stimuli pour ressentir de l'excitation (tolérance). En parallèle, les tâches saines mais peu stimulantes (comme travailler, nettoyer sa maison ou discuter avec un parent) nous paraissent atrocement ennuyeuses.
Le principe du jeûne dopaminergique
L'objectif du jeûne dopaminergique (qui devrait plutôt s'appeler restriction cognitive des stimuli extrêmes) n'est pas de supprimer la dopamine, ce qui serait de toute façon mortel ou léthargique (c'est ce qui se passe dans la maladie de Parkinson).
L'objectif est de s'absenter volontairement des sources de dopamine "bon marché" (jeux, réseaux sociaux intenses) pendant 24 heures à une semaine, pour restaurer la sensibilité des récepteurs cérébraux.
Comment pratiquer sainement ?
Il ne s'agit pas de s'enfermer dans un placard dans le noir. Il s'agit de remplacer les comportements impulsifs par des activités ancrées nécessitant plus d'effort de la part du cerveau pour une récompense moindre :
- Remplacer les séries Netflix par la lecture d'un livre papier ou d'un magazine.
- Remplacer un scroll Twitter par une marche en solitaire sans musique ni podcast (pour réapprendre à s'ennuyer).
- Éteindre les notifications et le téléphone après 20h00 le soir.
Le calculateur ScrollCost illustre ce processus : ce temps que vous cessez de passer sur l'écran ne disparait pas dans le vide absolu. Il vous est rendu en clarté mentale et peut même être redirigé vers des sources de revenus personnels exceptionnels qui ne demandent qu'à être construites. Rétablir ses récepteurs dopaminergiques permet de reprendre le chemin de la productivité saine.